"J'offre ce sacrifice surtout pour qu'il y ait des prêtres qui me remplacent et qui tâchent aussi d'amener des âmes au vrai Royaume de la Charité."
                                                      Daniel JOËSSEL

                                                   François Veuillot,
Un vicaire de banlieue, l'abbé Daniel JOËSSEL, p.188

      En 1953, 13 ans après la mort de l’abbé JOËSSEL, mort qu’il avait offerte en sacrifice pour qu’il y ait des vocations sacerdotales, la sœur de l’Abbé JOËSSEL reçoit une lettre d’un ancien du patronage d’Asnières. En quelques phrases, il y exprime toute la fécondité de l’Abbé « Jo ». Il y eut par la suite encore, d’autres vocations.

       La fécondité attribuée à l’abbé JOËSSEL, l’est à son sacrifice. Mais c’est toute sa vie qui était offerte en sacrifice.

      La remarque que Daniel JOËSSEL fait à propos du Cardinal VERDIER peut sans doute lui être appliquée :

Il était prêtre avant tout.PNG

"Il était prêtre avant tout et cela explique son énorme influence."

Lettre de l'abbé Marcel LAFITTE à Madame TOUVET

Madame,

       Monseigneur VEUILLOT m’a communiqué votre adresse car je ne voulais pas accéder au sacerdoce sans remercier la famille de l’abbé Joëssel. Vous êtes, je crois, la sœur de l’abbé « JO ». Je crois qu’il vous sera agréable de savoir que le cardinal FELTIN ordonnera prêtre le 29 juin à N.D. de Paris un ancien garçon du Patronage d’Asnières. Je viens après déjà quatre prêtres et serai suivi de deux autres qui doivent leur vocation après Dieu à l’abbé « JO ».

       Je prie toujours pour l’abbé mais surtout je le prie. C’est sa photographie qui marquera les pages de mon manuel d’ordination. Il sait que je le remercie et combien je lui suis reconnaissant. Ne pouvant le lui dire autrement, c’est vers sa famille que je me tourne pour montrer la fécondité de son sacrifice. L’abbé avait donné sa vie pour qu’il y ait des prêtres qui le remplacent pour mener les âmes au vrai Royaume de la Charité. Ce sont ses paroles je crois bien. Son sacrifice a été accepté et il a porté des fruits.

       Je me permets de vous demander de vous unir à sa prière dans le Ciel pour mériter un sacerdoce aussi fécond que le sien.

      Je vous redis, Madame, toute ma reconnaissance, regrettant de ne pouvoir vous bénir avec votre famille. Croyez bien que j’aurai une pensée pour vous et pour elle quand j’irai me recueillir sur le tombeau de l’abbé après ma première messe mardi soir à 19h30 en l’église N.D. du Perpétuel Secours où son corps repose en attendant la bienheureuse résurrection où nous le retrouverons vivant à jamais.

                        Bien respectueusement.

                                                                                   Marcel LAFITTE