La Messe

« Il suffisait de le voir dire la messe, sa sainteté transparaissait, rayonnait. »

J. BOULET, Lettre du 31 juillet 1941

         Pour tout prêtre, la messe est essentielle. Elle l’était au plus haut point pour Daniel JOËSSEL.

         Les témoignages sont unanimes : son attitude pendant qu’il la célébrait ne laissait personne indifférent, sans doute parce qu’il ne se contentait pas justement de la célébrer mais il la vivait.

         Pouvait-il ne pas exiger de lui-même, prêtre, ce qu’il demandait aux autres :

                                                        « Vis-tu la messe » ?

 

        

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Il la vivait et, particulièrement pendant les colonies, il invitait les jeunes à la vivre, à avoir une véritable intimité avec le Christ, les invitant à la communion après une profonde préparation. Souvent, sa prédication consistait à expliquer la messe ou à prêcher sur la charité.

 

         La messe était la source et le sommet, le centre de sa vie.

         Elle n’était pas seulement prière, mais offrande de lui-même.

 

         Son curé, le Père MULLER dira : « Sa messe était une prédication. »

 

 

         Sur le front, il souffrira de ne pas pouvoir la célébrer certains jours, et quand il pouvait le faire, il préparait au mieux la liturgie, comme la belle fête de la Pentecôte qu’il avait préparée pour le 14 mai 1940… mais que l’invasion allemande l’empêchera de célébrer.

 

 

         La sainteté de la messe … il y pensera encore au moment de mourir, demandant à sa famille de veiller à ce qu’en soient célébrées « 300 pour celles que j’aurais mal dites (pour les péchés véniels que j’aurais pu faire en disant ces messes-là). »

            Cela représente les messes de presque toute une année, alors qu’il a célébré la messe moins de 6 ans !