Solesmes et... Thérèse !

      Comme pour chacun, les influences qui orientent une vie sont nombreuses, variées, complémentaires. C’est le cas bien évidemment de Daniel JOËSSEL chez qui deux influences émergent.

Solesmes

      Parce qu’il y a fait un essai, parce qu’il y a fait plusieurs retraites, parce qu’il y avait un cousin et parce que le désir de la vocation monastique et contemplative n’a jamais disparu chez Daniel, l’abbaye de Solesmes avec ce qu’elle représente - la vie contemplative, la continuelle recherche de Dieu - a marqué Daniel.

 

      Jamais le désir de la vie monastique ne le quittera vraiment. Régulièrement, il pensera s’y consacrer.

 

  Pour comprendre cette vocation contemplative qui ne se réalisera pas physiquement chez Daniel, la lettre de son cousin, Dom Pierre NAU, moine à Solesmes, donne un éclairage précieux.

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Daniel JOËSSEL, Paul NAU et Dom Pierre NAU

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus
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       Si Thérèse l’a marqué, ce n’est pas tant parce qu’il était au Séminaire des Carmes que parce que la doctrine de sainte Thérèse avait déjà commencé à se répandre à une vitesse fulgurante et qu’elle a répondu, à un moment précis, à sa recherche.

    Sans doute inspiré par un membre du Séminaire, Daniel, après avoir traversé une « crise », a trouvé son chemin, grâce à Thérèse.

 

    Voici à ce sujet les notes de François VEUILLOT, prises le 10 juin 1941, lors d’une conversation avec le Père NICOD, séminariste aux Carmes en même temps que Daniel :

     « En arrivant au Séminaire des Carmes, âme inquiète, avait cherché la paix à Solesmes et ne l’avait pas trouvé, - cherchait encore sa voie – inquiet de perfection.

    L’abbé DORANGE eut alors une influence décisive, comme sur toute l’équipe des Carmes, à cette époque. Il voulait la sainteté, mais visait plutôt à la conquérir par un effort intense et soutenu ; ce fut l’abbé DORANGE qui l’orienta vers l’abandon, tout demander à Dieu, tout attendre de Lui.[…]

       Cette période d’inquiétude dura environ 6 mois. Puis vinrent le calme et l’équilibre. »

 

      Dans ses notes de retraites, Daniel JOËSSEL laisse comprendre l’importance de Thérèse dans les moments qu’il traverse.

Relevons quelques traits « thérésiens » :

 

Tout donner avec joie

Lui faire plaisir, lui sourire

Mot d’ordre : « Tout pour votre plaisir »

Aimer jusqu’à la fin, donner sa vie, nous le disons, le faisons-nous ?

Être enfant, comme Thérèse

Confiance

Etre enfant – développement de la confiance

Etre un petit enfant. St Pierre, au Thabor, comme un enfant, encore, encore

Paix aussi dans mes amitiés, parce que je ne dois aimer qu’en Dieu

Encore la joie

C’est lui la Joie, puisqu’il est en nous, qui pourrait nous enlever la joie ?

Non de nous, mais de Lui « Faites donc que j’aie la simplicité de ma joie, puisque je ne peux pas en avoir de l’orgueil »

Sa miséricorde infinie, qui entraîne une confiance sans borne

Je crois que maintenant j’ai véritablement cette confiance

La miséricorde ; Joie du pardon, de grandir avec lui

Sainteté : les petites choses, tous les actes importants devant Dieu

.

 

 

           Quand, en pleine activité à Asnières, l’abbé JOËSSEL envisage la construction d’une chapelle, elle est dédiée tout naturellement à sainte Thérèse de l’Enfant Jésus… Après sa mort, une fois construite, elle sera bénie en 1963 sous le patronage de … saint Daniel !

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